Formation des formateurs: Des enseignants du supérieur continuent de tirer le diable par la queue

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Ils sont au Burkina Faso, au Sénégal, au Maroc ou encore en Europe. Il s’agit de ces formateurs de l’enseignement supérieur envoyés dans ces pays pour différentes formations. Un programme qui s’inscrit dans le cadre de la qualification du système éducatif guinéen. De nos jours, le constat révèle que ces enseignants peinent à s’en sortir afin de poursuivre leurs cours.

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Ce projet avait été initié en 2018 par l’ex-ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé. L’ambition était de permettre à ces enseignants formateurs d’être dotés de e nouvelles connaissances, pour une meilleure qualification des universités guinéennes.

Si au départ, le projet était salué de tous, il faut signaler que depuis près d’un an déjà beaucoup de difficultés sont à signaler, notamment le non paiement des frais de scolarité de ces enseignants. Ensuite, un manque d’entretien en leur faveur. Ce qui fait qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre eux vivent dans des conditions difficiles, selon leurs témoignages.

Joint au téléphone par nos confrères de de la radio Lynx ce lundi, Abdoul Gadiri Diallo, bénéficiaire de cette bourse vivant à Ougadougou a laissé entendre qu’il travaille depuis un certain temps, dans beaucoup de difficultés. Des difficultés liées notamment à sa prise en charge. Il a rappelé que beaucoup de ses collègues sont aujourd’hui dans l’incapacité de continuer leur formation faute de payement des frais de scolarité.
Ceux qui vivent en Europe sont mêmes obligés de mener certaines activités pour pouvoir trouver de quoi manger et cela en pleine crise sanitaire, ajoute-t-il.

A la question de savoir, si le ministère de tutelle est au courant de leur situation, Abdoul Gadiri Diallo a répondu par “oui”. Mais le paradoxe qui demeure est que leur situation n’a pas changé. Pour lui, les multiples changements à la tête de ce département ministériel seraient en partie la cause de cette situation dans laquelle ils se trouvent.

D’autres sont également rentrés à Conakry et attendent de retourner dans les différents pays où ils étaient pour la formation. Fort malheureusement, ils restent bloqués faute de payement de leur bourse car pour la plupart d’entre eux, ces bourses sont payées par tranche, selon les informations d’autres sources.

La récente sortie du conseiller du ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Karim Diallo ne fait pas encore naître de l’espoir, chez les bénéficiaires de ces bourses. Pour rappel, il a souligné que cette situation s’explique par un problème de fonds citant notamment l’impact de la covid-19 sur l’économie du pays.
Il a tout de même laissé entendre que les informations qui font état d’arrêt de l’initiative sont de simples mensonges.

La rédaction

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